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Est-ce la fin de l’infobésité ?

31 Jan 2020
Par Maël Perdriolle
Au programme : la lutte sociale est connectée, éloge de la lenteur et de la sobriété, résister au fatalisme numérique, que fait-on sur internet ?
La fin de l'obésité ?

Cet article est un extrait de Réflexions Digitales, une newsletter qu’on envoie une fois par mois à nos abonnés. Pour rejoindre le groupe, inscrivez-vous en cliquant ici.

Nos vies sont de plus en plus connectées, ce qui change notre façon de penser, d’agir, de lire des informations ou de se comporter avec les autres. 

Chaque mois, on analyse ces changements pour essayer d’en faire des opportunités pour nous et nos business.

Parce qu’internet n’est qu’un outil : c’est à nous et nous seuls de prendre les bonnes décisions pour en faire bon usage et s’en servir de manière vertueuse.

À l’aube de cette nouvelle décennie, beaucoup se sentent dépassés par le web. Comme si personne ne contrôlait plus rien, comme si on était tous fatigués et désabusés. Tantôt perçu comme tombeau de la vie privée, catastrophe pour nos enfants, désastre écologique, danger pour notre santé, “les écrans” – on évoque désormais ce terme comme on parlerait d’une pathologie – ont changé nos habitudes et nos vies. 

Longtemps, internet a rimé avec abondance. On a voulu tout voir, tout lire, tout savoir, apprendre encore, toujours plus et de plus en plus vite. Sans qu’il n’y ait de règle, de pédagogie ou de limite. Et puis les réseaux sociaux nous ont montré que même connectés, on avait quand même du mal à cohabiter tous ensemble.  

Notre vie en ligne a-t-elle encore un sens ? Que nous réserve internet pour les dix prochaines années ?

Dans l’email de ce mois-ci, on vous aide à y voir plus clair avec une liste de quelques ressources, inspiration et outils. Histoire qu’on reprenne tous un peu notre souffle. Parce que c’est important de ne pas rester les bras ballants. De se libérer de ce pessimisme passif…et de retrouver espoir.  

Bienvenue dans les années 20 ! 

La lutte sociale est connectée

Les influenceurs sont des citadins vous avez dit ? C’est faux depuis que la campagne a pris les commandes de Youtube. Les agriculteurs, ou plutôt, agri-youtubeurs – armés de leur caméra pestent en ligne contre l’agri-bashing, le sentiment d’hostilité qu’ils ressentent de la part de certains consommateurs et néo-ruraux qui les jugent notamment pour leur usage de pesticides. 

Evidemment, Internet ne sert pas que la cause des agriculteurs et peut se montrer solidaire, à l’instar de la plateforme LinkedOut, un Linkedin où on aide les plus démunis à trouver un travail, cette carte interactive qui géolocalise l’ensemble des mobilisations citoyennes en France ou encore cette association de défense de l’internet libre qui lutte au quotidien contre la surveillance de masse, la censure et le sort des données personnelles. 

La fin de l’infobésite ?

Ça fait des années que de nombreuses personnes pestent contre la course au clic sur internet, de la quantité au détriment de la qualité mais a-t-on vu un quelconque changement ? À en croire Le Monde, ces dernières années le journal a engagé plus de journalistes, a écrit moins d’articles tout en augmentant son audience. On veut ralentir le flux d’information, c’est une tendance. En effet, cette enquête montre que le public est plus intéressé pour un traitement moins rapide et plus approfondi de l’information

Et les réseaux sociaux ont un rôle à jouer dans cette nouvelle tendance. Bienvenue dans l’ère des enquêtes vidéo open source. Le principe est d’avoir recours à tout ce qui est disponible en ligne – vidéo, image, son, géolocalisation, documents – pour mener une vraie enquête d’investigation pour élucider accidents, fusillades, bavures policière ou crimes de guerre. C’est BellingCat, site web de journalisme d’investigation qui a lancé cette méthode et un journal comme Le Monde s’y est essayé récemment

Éloge de la lenteur et de la sobriété

Alors que d’un côté l’europe s’apprête à accueillir la 5G, que certains voient comme un cauchemar, des youtubeurs adeptes de la Primitive Technology se filment pied nus dans la forêt en train de construire des objets de luxe – piscine, toboggan, frigo- en utilisant les moyens du bord. Un vrai éloge de la lenteur, de la sobriété et de la créativité que 10 millions d’abonnés ne se lassent pas de regarder. 

C’est parce que notre attention est sans cesse sollicitée, voire menacée qu’on peine parfois à se donner le temps de se poser et de réfléchir. C’est l’objet de l’exposition “Faire corps – Adrien M & Claire B” à paris (Gaité Lyrique) ou le spectateur est invité à se balader dans un univers composé d’installations numériques qui réagissent à sa présence. 

Justement, de votre présence en ligne, parlons-en : si l’utilisation de vos données personnelles vous effraie, vous pouvez apprendre à mieux les gérer grâce à ce kit de detox. Vous pouvez aussi vous convertir au Low Tech en suivant les étapes de ce guide très détaillé écrit par un designer qui a refait son site de manière à ce qu’il pollue le moins. 

En parlant de pollution, on publiait en fin d’année notre article sur la sobriété et l’écologie digitale. Ça aurait été en fin de compte notre article le plus lu. On y évoquait justement, un peu à la manière d’un éditorial, l’éloge de la sobriété, l’art de faire moins, de faire mieux. On a aussi évoqué les dangers de la pollution numérique et les manières d’y remédier en entreprise mais aussi à titre personnel. Car oui, nous pouvons agir en tant qu’utilisateur comme l’explique ce guide qui donne les conseils pratiques à appliquer au quotidien pour réduire sa consommation d’énergie.

Cyberminimalisme, le livre de Karine Mauvilly, est un des ouvrages qui traite du même sujet en prônant le retour de notre pouvoir de décision en tant qu’humains et citoyens face aux machines. Histoire de récupérer nos capacités naturelles d’orientation, de mémoire voire d’empathie. 

On distingue clairement la nouvelle direction qui est prise. Celle d’un numérique responsable au service de la planète. En témoigne cette fondation qui récompense les jeunes entrepreneurs qui innovent au service de problématiques sociales, sociétales et environnementales ou comme ces designers éthiques qui font du numérique eco-responsable et durable

Résister au fatalisme numérique

Certes on pourrait se plaindre tous les jours au sujet de ce qu’est devenu internet, de ce qu’on en a fait, et du pire qui se présage à l’horizon. Mais on peut aussi agir, prendre position et se battre pour un meilleur monde connecté. C’est qu’il reste tout à construire de cet espace en ligne et nous en sommes qu’au balbutiement, on le voit avec la récente loi contre la haine en ligne qui a des airs de déontologie pour les uns et de super censure pour les autres.

Pour ne pas céder aux sirènes du fatalisme, l’initiative RESET appelle à la mobilisation afin de repenser le web pour faire émerger un numérique choisi, humain et écologique. Cet excellent guide de l’optimisme peut vous aider aussi à vous informer de manière positive, pour vous prouver qu’il y a encore un peu d’espoir. 

Vous pestez contre l’hégémonie d’Amazon ? Agissez plutôt. Une extension permet de chercher un livre sur Amazon pour pouvoir le commander dans une vraie librairie. Vous voulez limiter la manière dont Facebook vous traque ? Il suffisait de demander. Rien de plus facile ! Vous en avez contre Google aussi ? Cet article vous explique comment le moteur de recherche va s’effondrer

Que fait-on sur internet ? 

Il sort chaque année en janvier et mesure ce que font les humains sur le web. C’est le rapport We are social. Ce qu’il faut retenir ?

  • L’internaute moyen passe 6 heures et 43 minutes en ligne chaque jour, plus de la moitié du temps avec son téléphone.  
  • On passe en moyenne 2 heures et 24 minutes par personne et par jour sur les médias sociaux. Le top 3 des réseaux les plus utilisés ? Facebook, Youtube et Whatsapp. 
  • 64 % des internautes dans le monde s’inquiètent de la manière dont les entreprises utilisent leurs données

  • 56% des internautes sont”préoccupés” par ce qui est vrai ou faux sur Internet.

  • 4 internautes sur 5 jouent à des jeux vidéo chaque mois. 

  • 3 milliards de personnes regardent au moins une vidéo YouTube chaque mois.

Du côté des réseaux sociaux :

Cet article est un extrait des emails qu’on envoie chaque mois. Si vous aimez ce que vous venez de lire, rejoignez les abonnés de Metodo en cliquant ici 

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